Refuges pour animaux sauvages en France : où et comment aider
Lorsqu'on découvre un animal sauvage blessé, la réaction naturelle est de vouloir l'aider. Mais intervenir sans connaissance peut aggraver la situation. La France dispose d'un réseau de centres de soins agréés par le ministère de l'Environnement, seules structures habilitées à recueillir et soigner la faune sauvage.
Le réseau des centres de soins
On dénombre environ 70 centres de soins pour la faune sauvage en France métropolitaine. Leur répartition est inégale : la Bretagne, le Sud-Ouest et la région Rhône-Alpes sont bien couverts. Le Centre et le Nord-Est manquent de structures.
Ces centres sont gérés par des associations, financés principalement par des dons et des subventions. Les vétérinaires y travaillent souvent bénévolement. Le Centre de sauvegarde de Buoux dans le Luberon, le GREGE à Villandraut en Gironde, et le centre Athénas dans le Jura comptent parmi les plus actifs.
Que faire quand on trouve un animal blessé
Le premier réflexe est d'appeler le centre de soins le plus proche. L'ONCFS et les associations locales peuvent orienter. Ne tentez jamais de nourrir ou d'abreuver un animal sauvage sans avis professionnel. Un oisillon au sol n'est pas forcément abandonné : ses parents sont souvent à proximité.
Pour les rapaces, hérissons et chauves-souris, un carton percé de trous, placé dans un endroit calme et tempéré, constitue un contenant de transport adapté. Manipulez l'animal avec des gants. Les oiseaux de proie peuvent infliger des blessures sérieuses avec leurs serres. Pour en savoir plus, consultez voyager avec son chien en France.
Les sanctuaires et réserves
Parallèlement aux centres de soins, des sanctuaires accueillent des animaux non relâchables. Ces structures jouent un rôle éducatif en permettant au public de découvrir des espèces qu'il ne verrait jamais autrement. Le parc de Sainte-Croix en Lorraine, le Zoodyssée en Deux-Sèvres et le Domaine des Fauves en Savoie allient conservation et pédagogie.
Visiter ces structures avec sa famille, y compris avec ses animaux de compagnie quand cela est autorisé, contribue directement à leur financement. Chaque entrée payante finance les soins aux pensionnaires et les programmes de reproduction.
Comment soutenir
Le bénévolat est la forme d'aide la plus directe. Les centres recherchent en permanence des personnes pour le nourrissage, le nettoyage et le transport des animaux. Les dons financiers, même modestes, sont essentiels pour couvrir les frais vétérinaires. Certains centres proposent le parrainage d'un animal.
Chaque geste compte. La faune sauvage française a besoin de citoyens informés et engagés.