Natural Animals
Association pour la Conservation des espèces

Biodiversité en France : bilan des espèces menacées en 2024

November 25, 2024 — Natural Animals

La France héberge une biodiversité exceptionnelle, tant en métropole que dans ses territoires ultramarins. Pourtant, le bilan dressé par l'UICN et le Muséum national d'Histoire naturelle est préoccupant. Sur les 14 000 espèces évaluées en métropole, 17 pour cent sont classées menacées.

Les groupes les plus touchés

Les amphibiens arrivent en tête avec 23 pour cent d'espèces menacées. Le sonneur à ventre jaune, autrefois commun dans les mares forestières, a vu ses populations chuter de 50 pour cent en vingt ans. La rainette verte recule dans le nord du pays.

Les oiseaux nicheurs suivent avec 32 pour cent d'espèces en déclin. Le moineau domestique, symbole de la banalité, a perdu 60 pour cent de ses effectifs parisiens depuis 2003. Le bruant ortolan, le râle des genêts et la pie-grièche à poitrine rose sont au bord de l'extinction locale.

Les causes principales

L'artificialisation des sols reste la première menace. La France perd l'équivalent d'un département de terres naturelles tous les dix ans. Les zones humides, essentielles pour la faune, ont diminué de 67 pour cent au cours du vingtième siècle.

L'agriculture intensive constitue la deuxième pression. Les pesticides déciment les insectes pollinisateurs, base de la chaîne alimentaire. Les prairies permanentes, refuges de biodiversité, sont converties en cultures céréalières. Pour en savoir plus, consultez randonnées accessibles avec un chien.

Des raisons d'espérer

Le retour du loup, du lynx et du vautour fauve montre que la reconquête est possible quand les conditions sont réunies. Les programmes de réintroduction fonctionnent. Le bouquetin des Pyrénées, le gypaète barbu et l'ours brun témoignent de succès concrets.

Les aires protégées couvrent désormais 33 pour cent du territoire. L'objectif européen de 30 pour cent d'espaces protégés d'ici 2030 est déjà atteint en France. Reste à garantir que cette protection soit effective et pas seulement administrative.

La conservation commence par la connaissance. Chaque citoyen peut contribuer en signalant ses observations sur les plateformes de sciences participatives. Observer, c'est déjà protéger.